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Christelle Dupaquier

26 août 2010

“De la terre à l’art de la vie…

Le premier contact avec la matière sera révélateur de la passion croissante libérée par mes mains. Dans l’isolement nocturne va naître une relation passionnelle, un autre langage où les seules règles sont celles que l’argile m’impose. Il va s’ensuivre l’apprentissage et la connaissance des techniques et des exigences de ce matériau. D’une approche libre et instinctive exempte de certains critères sociologiques et culturels naissent des femmes aux rondeurs exagérées et aux origines métissées.
La féminité s’inscrit sur l’ensemble de mon travail. Cette fascination pour la femme ne s’arrête pas à sa beauté poétique mais à tout ce qui fait d’elle un être ambigu, complexe et paradoxal. Les « grosses » représentent un équilibre qui traduit simplement un état constant de la vie d’une femme, fragile, sensuelle, forte d’une insolence juvénile ou d’une maturité provocante, où toutes ces qualités s’opposent et s’harmonisent.
L’homme a une place importante dans mes œuvres, mais plus irrégulière, d’une lecture simple, presque primaire, il libère des émotions voilées, presque volées, il dévoile de troublantes faiblesses qui offrent à son visage creusé toute une réflexion. Les mains fières et fortes soutenant ces figures semblent porter le poids du monde.
J’ai aussi une attirance particulière pour la vieillesse et son symbolisme qui expriment les tourments ou la sagesse d’un long vécu.

J’aspire à vous émouvoir.”

CD

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